Abstract
Des réflexions de Speroni sur la rhétorique, nous avons retenu l’insertion de l’ars oratoria dans le débat aristotélicien sur l’art, en étudiant la présence des paradigmes pictural et musical, la question de l’imitation, les notions de plaisir, d’artifice, de merveilleux et d’ornement. Pour Speroni, qui développe la thèse pomponazzienne de la medietas de l’homme, seul l’art est capable de remédier à sa nature défectueuse, matérielle et mortelle: au culte vain de la parole désormais impuissante à dire la vérité, l’auteur substitue le culte de la beauté, qui seul peut conférer à la vie humaine plénitude et perfection.