Hélisenne de Crenne et l'infinie variété de la lettre invective

Claude La Charité Université du Québec à Rimouski

Abstract

La lettre invective a joui d'une grande fortune à la Renaissance, comme en témoignent Les Epistres familieres et invectives (1539) d'Hélisenne de Crenne. Une relecture de ce recueil à la lumière de la théorie épistolaire permet de nuancer nos a priori défavorables à cette pratique épistolaire que l'on aurait tort de réduire à une «bordée d'injures» aussi gratuites que disgracieuses. Ces épîtres invectives donnent à voir que le recours à l'insulte n'est jamais une fin en soi, mais un moyen de persuasion au service de la déconstruction de l'ethos de l'adversaire et du renforcement de la crédibilité de l'épistolier.

Journal
Rhetorica
Published
2010-11-01
DOI
10.1525/rh.2010.28.4.408
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