Abstract

La Corée a une longue tradition de pratiques rhétoriques, au moins de plusieurs millénaires, mais la rhétorique comme discipline est relativement récente. Le mot même de [inline-graphic 01i] / susa(hak), terme(s) traduit(s) de «rhétorique» fut emprunté du japonais probablement à l’Époque de l’Ouverture. À partir de l’idée inspirée par la réflexion sur la difficulté à traduire le mot «rhétorique», nous proposons, dans cet article, la rhétorique du dakkeum (approximativement la rhétorique de l’élaboration), qui est partie prenante de la rhétorique généralisée. Nous en montrerons deux exemples saillants: le problème de la mise à l’unisson de l’écrit avec le dao [inline-graphic 02i] (voie, chemin) dans les théories de l’écriture aux Époques du chinois classique et celui de la mise à l’unisson de la langue écrite et de la langue parlée à travers la controverse des écritures à l’Époque de l’Ouverture (à la civilisation occidentale). Comme coda, nous dirons un mot sur l’actualité de la rhétorique du dakkeum en rhétorique coréenne, et sur la possibilité de sa continuation dans les réflexions rhétoriques ainsi quedans les théories rhétoriques.

Journal
Rhetorica
Published
2008-01-01
DOI
10.1353/rht.2008.0022
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