Abstract

Le développement des études rhétoriques contredit la tendance des modernes à lire l’ancienne poésie—par exemple celle de la Renaissance—selon le modèle romantique d’un “anti-discours” centré sur le langage. Nous avons pris conscience de la dimension rhétorique de ces poèmes: suffit-elle à les définir, ou sommes-nous capables de juger, sans anachronisme, si une telle poésie se situe “au-delà” de la rhétorique—comme elle-même le prétend parfois? La réponse est incertaine, d’abord parce que la Renaissance n’en a pas décidé sans équivoque, ensuite parce que nous-mêmes n’avons pas décidé en quoi consiste l’actuel “retour” de la rhétorique: transformation de notre culture du discours, ou simple application de la science historique? L’ancienne poésie est l’une des pierres de touche de ce problème; elle révèle des postulats incompatibles, suggère des réponses contradictoires. L’objet de cette étude n’est pas de choisir parmi ces réponses: seulement de les classer.

Journal
Rhetorica
Published
2002-09-01
DOI
10.1353/rht.2002.0002
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