Abstract
La double topique du refus de la rhétorique et de l’imputation des effets de la prédication à l’action de la grâce est caractéristique de la rhétorique de la prédication. Elle n’implique en fait aucune précision sur le style à adopter, doute des signes d’acquiescement émotif et dépossède le prédicateur de l’efficacité du discours. Elle écarte le rhétorique conçu comme mensonge et la théologie conçue comme un discours clos. Elle place par ailleurs le critique devant des impasses, et achoppe sur l’examen des cas concrets, ce qui appelle à remanier les critères génériques. Elle révèle cependant le risque inhérent à toute rhétorique: son échec à persuader.