Abstract

Lucien oppose le mauvais et le bon usage que l'on peut faire de la circonstance où l'on prend la parole. Le mauvais orateur veut en imposer sur le moment à l'auditoire et l'empêcher de réfléchir. Le bon orateur adapte sa parole à la circonstance et traite ses auditeurs avec respect et franchise. Lucien donne lui-même ce bon exemple dans ses prolalies. Ces deux comportements illustrent deux attitudes vis-à-vis du temps. L'orateur qui mise tout sur l'instant veut cacher qu'il n'a pas pris le temps nécessaire à une formation oratoire véritable. L'autre, au contraire, a pris ce temps et y inscrit le moment où il parle. Pour Lucien, l'art oratoire renvoie donc à l'usage du temps de la vie. Il relève de la morale.

Journal
Rhetorica
Published
1997-03-01
DOI
10.1353/rht.1997.0020
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