Silvana Borutti

3 articles
University of Pavia

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  1. La métaphore entre philosophie et rhétorique
    Abstract

    Review Article| November 01 2000 La métaphore entre philosophie et rhétorique Nanine Charbonnel,Georges Kleiber, edd., La métaphore entre philosophie et rhétorique (Paris: Presses Universitaires de France, 1999), 245 pp. Silvana Borutti Silvana Borutti Università degli studi di Pavia, Dipartimento di filosofia, Palazzo S. Felice, Piazza Botta 6, 27100 Pavia, Italy. Search for other works by this author on: This Site PubMed Google Scholar Rhetorica (2000) 18 (4): 464–466. https://doi.org/10.1525/rh.2000.18.4.464 Views Icon Views Article contents Figures & tables Video Audio Supplementary Data Peer Review Share Icon Share Facebook Twitter LinkedIn Email Tools Icon Tools Cite Icon Cite Search Site Citation Silvana Borutti; La métaphore entre philosophie et rhétorique. Rhetorica 1 November 2000; 18 (4): 464–466. doi: https://doi.org/10.1525/rh.2000.18.4.464 Download citation file: Ris (Zotero) Reference Manager EasyBib Bookends Mendeley Papers EndNote RefWorks BibTex toolbar search Search Dropdown Menu toolbar search search input Search input auto suggest filter your search All ContentRhetorica Search This content is only available via PDF. Copyright 2000, The International Society for the History of Rhetoric2000 Article PDF first page preview Close Modal You do not currently have access to this content.

    doi:10.1525/rh.2000.18.4.464
  2. La métaphore entre philosophie et rhétorique éd. par Nanine Charbonnel, Georges Kleiber
    Abstract

    464 RHETORICA Nanine Charbonnel, Georges Kleiber, edd., La métaphore entre philosophie et rhétorique (Paris: Presses Universitaires de France, 1999), 245 pp. Dès les années 1960, linguistes, philosophes, anthropologues et historiens ont rencontré et expérimenté l'importance et les ressources de la métaphore ; mais ils l'ont fait en général sans se fréquenter les uns les autres, voire en se méfiant de la façon dont les autres spécialistes traitaient la même figure. Nanine Charbonnel et George Kleiber essaient dans ce volume de faire le point à la fois sur les différents regards possibles sur cette ressource de la signification, et sur l'émergence possible d'une zone stable de "données métaphoriques", au delà de l'hétérogénéité des méthodes. A cette fin, ils donnent la parole à un éventail très riche de spécialistes sensibles aux "transferts" (metaphorai) et aux échanges que la métaphore autorise. Michel Deguy explore le "poétique" de toute pensée, à savoir, l'appartenance de la métaphore à la dimension profonde de la pensée en tant que re-présentation. C'est ce que Heidegger a montré en relisant le schématisme chez Kant: il n'y a pas de connaissance sans présentation figurative, sans imagination (Einbildungskraft) articulant la pensée sur l'être. La métaphore est comme le lieu (l'extase, la spatialisation) de la pensée, et de l'"épochalité" de la pensée. Ainsi, suggère Deguy, pouvons-nous retrouver les figures de Yethos post-moderne: la comparaison et l'être-comme, contre l'identité et l'assimilation; l'hypotypose, donnant visage à ce qui vient; le paradoxe, donnant voix au caractère multilatéral de la vérité; l'allégorie, parce que le dire est toujours "autrement dire". Nanine Charbonnel offre une sémantique de la métaphore à l'usage des philosophes. Elle envisage elle aussi la métaphore comme phénomène de la pensée, mais indique des traits spécifiques qui font la différence entre métaphore et concept: la métaphore est discours rationnel, bien que non logique; la métaphore rapproche l'hétérogène, en découvrant des ressemblances extragénériques; les éléments métaphoriques appartiennent à des régimes sémantiques différents (expressif, cogmtif, praxéologique). Charbonnel invite à repenser la Reviews 465 ressemblance métaphorique ("faire comme si cela se ressemblait sur fond d'hétérogénéité radicale"), en la soustrayant à l'univocité du conceptuel, unissant des homogènes. Patrick Tort soutient la co-appartenance primaire entre métaphore et métonymie, à l'origine des actes de pensée classificatoires. L'objectif polémique est la conception structuraliste de l'opposition binaire entre les deux opérations, comme l'avait avancée Jakobson; la démarche argumentative s'appuie sur les aspect concrets et processuels des classifications. L'intervention de George Kleiber concerne d'abord le problème de l'interprétation métaphorique: une explication en termes sémantiques de la signification d'un énoncé métaphorique n'est pas appropriée; par contre, l'interprétation métaphorique relève d'opérations d'inférence pragmatique (un énoncé comparatif n'implique pas dans son sens des traits communs entre deux individus, mais nous apprend à les chercher). Mais d'où vient une métaphore créative qui déclenche une interprétation? Kleiber en explique l'origine en termes de déviation sémantique, en faisant la différence entre les types de déviation sémantique des processus figuratifs: la métaphore ne repose pas simplement sur une incompatibilité ou contradiction sémique, mais sur l'emploi d'une catégorie lexicale pour une occurrence à laquelle normalement elle n'est pas destinée. C'est le critère qui permet de différencier la métaphore de la métonymie et de la synecdoque, et de comprendre que la catégorisation indue déclenche comme résultat direct un calcul interprétatif. Jean-Marie Klinkenberg s'interroge lui aussi sur l'origine de la métaphore, envisagée comme un processus cognitif dans lequel...

    doi:10.1353/rht.2000.0006
  3. Foreword
    doi:10.1007/bf00186295