Abstract
Le sophiste Dion de Pruse s’est interrogé sur l’expression du divin dans quatre discours (Or. XI, XII, XXX et XXXVI). Il s’agit de recourir aux symboles qui conviennent le mieux au divin et qui offrent le meilleur medium de communication. Dion cherche, d’une part, à renouveler le langage mythique issu des poèmes d’Homère et d’Hésiode, car celui-ci répand des représentations immorales qui ne correspondent plus à la sensibilité religieuse du Haut Empire. Il ne souhaite pas, d’autre part, rompre avec les cadres de la piété traditionnelle, et en cela il se présente bien comme un représentant de la Seconde Sophistique.