Anne Gangloff
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Abstract
Le sophiste Dion de Pruse s’est interrogé sur l’expression du divin dans quatre discours (Or. XI, XII, XXX et XXXVI). Il s’agit de recourir aux symboles qui conviennent le mieux au divin et qui offrent le meilleur medium de communication. Dion cherche, d’une part, à renouveler le langage mythique issu des poèmes d’Homère et d’Hésiode, car celui-ci répand des représentations immorales qui ne correspondent plus à la sensibilité religieuse du Haut Empire. Il ne souhaite pas, d’autre part, rompre avec les cadres de la piété traditionnelle, et en cela il se présente bien comme un représentant de la Seconde Sophistique.
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Abstract
Cette étude se propose d’examiner la place et le rôle des mythes et des fables dans la rhétorique de l’époque impériale, en montrant comment cette dernière exploite ces deux types de merveilleux et comment elle les distingue l’un de l’autre grâce aux rapports qu’ils entretiennent avec la morale, la réalité et la vérité, ce qui nous permet de mieux comprendre comment est perçu le mythe à cette époque. On constate que la fable a un rôle pédagogique de première importance dans les Exercices, mais les Techniques privilégient la polyvalence et la séduction des mythes afin de persuader leur auditoire.