Abstract
La présentation de la sophistique que propose Philostrate dans l’introduction des <i>Vies des sophistes</i> pose un problème d’interprétation. Le système des deux sophistiques, l’ancienne et la seconde, tel que défini par l’auteur des <i>Vies</i>, semble, en effet, comporter des failles et des contradictions qui mettent en cause la crédibilité de Philostrate. On pourrait ainsi croire que le système philostratéen des deux sophistiques, par son apparente incohérence, n’éclaire d’aucune façon la question de la définition du sophiste. Le propos de cet article consiste, au contraire, à faire voir la conception de la sophistique qui se cache derrière l’opposition entre l’ancienne sophistique et la seconde sophistique, par l’analyse de l’introduction et de la préface des <i>Vies des sophistes</i>.