The Rebirth of Dialogue: Bakhtin, Socrates, and the Rhetorical Tradition by James P. Zappen
Abstract
Reviews 299 son seul guide pour l'étude de la dispositio, et que pour Yelocutio ce sera le seul Hermogène, dont il n'avait pas encore parlé. Laissons ici le fait que ces deux décisions seraient vraiment difficiles à justifier d'un point de vue historique (Du Tronchet se souvient-il encore de Fabri? connaît-il déjà Hermogène?). Le choix de Fabri conduit à des platitudes du côté de la dispositio: nous n'avons pas besoin de lui pour apprendre qu'une lettre a un début, un milieu et une fin, même rebaptisés respectivement «cause», «intention» et «conséquence»; et Vaillancourt ne relève pas que, chez Fabri, la «conséquence», qui est la conclusion du syllogisme, peut se trouver ailleurs qu'à la fin, ce qui est tout l'intérêt de ce vocabulaire. Quant à Hermogène, si ce choix permet de bien plus fines remarques sur Yelocutio, on reste parfois sceptique: caractériser les lettres de Pasquier par la deinotès est ne pas savoir ce que désigne celleci —Pasquier n'est pas «habile» comme Démosthène au seul motif qu'il sait s'adapter à ses correspondants. De façon plus générale, la difficulté fondamentale réside dans l'image de la rhétorique qu'ont les deux ouvrages. Comme de nombreux littéraires aujourd'hui, seiziémistes ou non, leur culture rhétorique se limite à Yelocutio et, dans une moindre mesure, à Yethos. Inversement, ils ne sont pas à l'aise avec la dispositio ou avec les passions, ni même avec l'argumentation ou logos (que Vaillancourt réduit aux exempta et autres autorités). Pour la dispositio, seul La Charité ose deux analyses de lettre complète, d'ailleurs stimulantes (p. 101-106), et pour les passions Vaillancourt appelle amitié (avec renvoi à Aristote, Rhétorique, II, 4) ce qui à l'évidence relève de la gratia (p. 294, «je ne veux en rien estre ingrat...» = Aristote, II, 7). Plus fondamentalement encore, tous deux voient dans l'épistolaire le lieu où il y aura le moins de rhétorique, ce mot même ayant sous leur plume le sens trop convenu de formalismes obligés. La lettre «familière» serait, enfin, un espace de sincérité dénué de toute «rhétorique»: l'extrême du sermo déconstruit, face à l'extrême de Yoratio ou discours construit. Avec un tel présupposé, que démentent constamment et l'époque et les corpus étudiés, il n'est pas pour surprendre qu'on arrive mal à dégager du typologique réutilisable. Redisons pour finir combien ces difficultés mêmes sont instructives, car elles renvoient le lecteur de Rhetorica à une des questions fondatrices de cette revue: jusqu'où peut-on appliquer la rhétorique ancienne à des textes qui a priori en étaient informés de part en part? Francis Goyet Université Stendhal, Grenoble James P. Zappen, The Rebirth of Dialogue: Bakhtin, Socrates, and the Rhetorical Tradition (Albany: SUNY Press, 2004), viii + 229 pp. In the roughly twenty years of scholarship on Bakhtin and rhetorical studies, Rebirth ofDialogue stands as the first and only book-length discussion 300 RHETORICA of dialogue as it informs both the early Socratic dialogues and the work of Mikhail Bakhtin. That rhetorician and Bakhtin scholar Jim Zappen would undertake the project is not surprising, for Bakhtin himself provides the impetus for the comparative study, citing the Socratic dialogue as a protonovelistic genre. Zappen does not, however, simply construct a series of correspondences between the two thinkers' perspectives on dialogue; rather, he examines the Socratic in terms of the Bakhtinian, noting the points at which a Bakhtinian reading of the early dialogues extends and enriches our understanding of them as "testing and contesting and creating" innovative ideas during a tumultuous fifth century bce (32). The opening chapter situates the central question of the relationship be tween rhetoric and dialogue within twentieth-century rhetorical and philo sophical studies. It also presents a central premise of the argument: the early Socratic dialogues illustrate a significant and complex cultural tension between the arete ("excellence" born of birth, status, and courage) of the Homeric tradition and a newer...
- Journal
- Rhetorica
- Published
- 2005-06-01
- DOI
- 10.1353/rht.2005.0011
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