Abstract
L’article est partagé en deux parts. Dans la première on considère l’άλλοίωσις comme figure qui dans la poésie correspond au solécisme de la prose ainsi que le métaplasme correspond au barbarisme et on étudie le group des figures qui se rangent autour de l’άλλοίωσις comme <i>hysteron proteron, hyperbaton, hypallagé</i>. Car άλλoίojσtς n’indique pas seulement une figure particulière, mais aussi un group des figures, il s’agit des outilles stylistiques employés comme des étiquettes d’une façon plutôt mécanique pour obtenir des effets spéciaux. Chez les grammariens et les rhéteurs latins l’<i>hyperbaton</i> est devenu une sort de trope général pour indiquer un changement de l’ordre normal des mots. Dans la deuxième part de l’article on examine quelques exemples d’ <i>hyperbaton</i>, en particulier Horace, <i>Epistulae</i> 1, 20,25 <i>me primis urbis belli placuisse domique</i> pour démontrer comment le poète en a obtenu une double référence en faisant ainsi une discrète allusion à son service militaire dans l’armé de Brutus et à son amitié avec Mécène et Auguste.