Áron Kibédi Varga
3 articles-
Abstract
Les trois grands types de civilisation que l’Occident connaît au cours des siècles élaborent des moyens de communication spécifiques, ce qui donne naissance chaque fois à une attitude différente à l’égard de la rhétorique. Pour la civilisation orale des Anciens, la rhétorique est un art de bien parler; pour la civilisation écrite des derniers siècles, elle est devenue un art de bien lire et elle contribue à la naissance d’une discipline parallèle, l’herméneutique: enfin la civilisation médiale des demiers 150 ans transforme la rhétorique en un art de bien présenter qui permet le développement d’une nouvelle discipline parallèle, la sémiotique. Pour chaque civilisation, le terrain de la rhétorique embrasse davantage, de sorte que la question se pose, de nos jours plus que jamais, s’il y a quelque chose, dans notre comportement quotidien aussi bien que dans notre vie culturelle, qui soit susceptible d’échapper à la rhétorique.
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Abstract
Research Article| February 01 1997 Victor Hugo et l'art de convaincre Le récit hugolien: rhétorique, argumentation, persuasion. Albert W. Halsall, Victor Hugo et l'art de convaincre Le récit hugolien: rhétorique, argumentation, persuasion (Monfréal: Éditions Balzac, 1995), 496 pp. Áron Kibédi Varga Áron Kibédi Varga Minervalaan 793, NL-1077 NT Amsterdam, The Netherlands. Search for other works by this author on: This Site PubMed Google Scholar Rhetorica (1997) 15 (1): 117–119. https://doi.org/10.1525/rh.1997.15.1.117 Views Icon Views Article contents Figures & tables Video Audio Supplementary Data Peer Review Share Icon Share Twitter LinkedIn Tools Icon Tools Get Permissions Cite Icon Cite Search Site Citation Áron Kibédi Varga; Victor Hugo et l'art de convaincre Le récit hugolien: rhétorique, argumentation, persuasion.. Rhetorica 1 February 1997; 15 (1): 117–119. doi: https://doi.org/10.1525/rh.1997.15.1.117 Download citation file: Ris (Zotero) Reference Manager EasyBib Bookends Mendeley Papers EndNote RefWorks BibTex toolbar search Search Dropdown Menu nav search search input Search input auto suggest search filter All ContentRhetorica Search This content is only available via PDF. Copyright 1997, The International Society for the History of Rhetoric1997 Article PDF first page preview Close Modal You do not currently have access to this content.
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Victor Hugo et l’art de convaincre - Le récit hugolien: rhétorique, argumentation, persuasion par Albert W. Halsall ↗
Abstract
Reviews 117 material. Concentrating on the prose and Samson Agonistes, she does best with Areopagitica, Iconoclastes, and Samson itself. Even here, her analysis some times lacks rhetorical or lexical precision. An acute analysis of Milton's appalled history of censorship, which recounts how a Pope "excommunicat ed the reading of heretical books" (p. 126), would be even richer if she had noticed other aspects of the metonymy which she apparently does not recog nise (though semantic innovation might well work in a quite distinctive way through this trope). She misreads "the single whiff of a negative" character ising royal arrogance (p. 156) as a bad smell, rather than a puff of wind. But it is invigorating to see the iconoclastic reading extended to positive images like Areopagitica's metaphor of books as men, and she gives a fine account of Milton's demolition job, not only on the false image of Charles I but also on his false religion and his idolised prayers. Her theory works well here, to illuminate the rhetoric of Milton's own rhetorical analysis. Finally, her discussion of Samson forms a challenging summation of the whole approach. Dalila and Harapha are read as metaphors for two related states of mind which Samson must transcend, his "icons of shame and glory." This is persuasive, like the broad idea that Samson "becomes a metaphor for the paradox of bearing witness that is true to transformative desire, true to an impetus toward that which cannot itself be known" (p. 176). But the sharpness of Samson's agon, the complexity of his feelings and the labyrinth of his moral reasoning, remain underplayed. Far more than the other displeasing features of the book, such as its overblown word-processor prose, this failure to integrate a very valuable line of inves tigation with a broader and more balanced concept of rhetoric, stands out. Robert Cockcroft Albert W. Halsall, Victor Hugo et l'art de convaincre - Le récit hugolien: rhétorique, argumentation, persuasion (Montréal: Éditions Balzac, 1995), 496 pp. "L'art de convaincre" - c'est sous ce titre qu'Albert Halsall avait déjà publié en 1988 une très intéressante étude consacrée à la rhétorique du récit (aux Éditions Paratexte, à Toronto). Il y insistait sur la nécessité de soumettre les genres narratifs - qui sont devenus depuis deux cents ans les genres littéraires par excellence -, au delà des analyses narratologiques courantes, à un examen rhétorique, afin de mettre en relief leur caractère idéologique, confirmant ou attaquant la doxa (d'une nation, d une péri ode). C'est ainsi que l'analyse rhétorique apportera une contribution 118 RHETORICA importante à ¡'histoire des idées. Le présent livre fait suite au premier; il en est une application pra tique, non pas à un type particulier de récit mais à l'ensemble de l'œuvre narrative d'un seul auteur. Le choix de Victor Hugo ne paraît surprenant qu'à première vue: nous savons, certes, que dans un vers célèbre et sou vent cité des Contemplations le grand poète romantique avait déclaré "la guerre à la rhétorique", mais existe-t-il en fait une écriture qui en soit entièrement dénuée? Halsall montre fort bien que la doctrine romantique de l'originalité peut être considérée comme une stratégie rhétorique et que, en réalité, Hugo entend substituer une nouvelle rhétorique à la vieille: à la mesure classique, il opposera la démesure, aux figures d'atténuation (comme la litote) les procédés hyperboliques d'exténuation (p. 24). Ses fi gures préférées seront l'hyperbole et l'antithèse. Loin de rejeter l'art ora toire, il en intervertit systématiquement les termes: selon un texte de Hugo datant de 1834, le grand orateur c'est Mirabeau, précisément parce qu'il est "reprochable de toutes parts", parce qu'il possède toutes les pro priétés qu'un orateur ne devrait pas posséder: il est laid, il a l'organe dur, il est haï de toute l'assemblée, etc. (p. 30). Dans l'immense bibliographie de...