Roxanne Roy

4 articles

Loading profile…

Publication Timeline

Co-Author Network

Research Topics

  1. Henri III à l’école de la rhétorique
    Abstract

    Research Article| August 01 2015 Henri III à l’école de la rhétorique: Liminaire Roxanne Roy Roxanne Roy Université du Québec à Rimouski (UQAR) Département des lettres et humanités 300, allée des Ursulines, C.P. 3300 Rimouski (Québec) Canada G5L 3A1 roxanne_roy@uqar.ca Search for other works by this author on: This Site PubMed Google Scholar Rhetorica (2015) 33 (3): 223–229. https://doi.org/10.1525/rh.2015.33.3.223 Views Icon Views Article contents Figures & tables Video Audio Supplementary Data Peer Review Share Icon Share Facebook Twitter LinkedIn Email Tools Icon Tools Cite Icon Cite Search Site Citation Roxanne Roy; Henri III à l’école de la rhétorique: Liminaire. Rhetorica 1 August 2015; 33 (3): 223–229. doi: https://doi.org/10.1525/rh.2015.33.3.223 Download citation file: Ris (Zotero) Reference Manager EasyBib Bookends Mendeley Papers EndNote RefWorks BibTex toolbar search Search Dropdown Menu toolbar search search input Search input auto suggest filter your search All ContentRhetorica Search This content is only available via PDF. © 2015 by The International Society for the History of Rhetoric. All rights reserved. Please direct all requests for permission to photocopy or reproduce article content through the University of California Press's Rights and Permissions website, at http://www.ucpressjournals.com/reprintInfo.asp.2015 Article PDF first page preview Close Modal You do not currently have access to this content.

    doi:10.1525/rh.2015.33.3.223
  2. <i>De l'ire et comme il faut la modérer</i>.
    Abstract

    Cet article propose une double lecture des quatre discours sur la colère prononcés à l'Académie du Palais en présence d'Henri III en insistant sur leur visée didactique. Il s'agit de montrer comment ils mettent en œuvre une pédagogie par l'exemple qui contribue à former un monarque éloquent aussi bien qu'un prince apte à gouverner. En effet, les harangues destinées à Henri III se posent d'abord comme des modèles d'art oratoire à imiter. Elles mettent l'accent sur l'invention, la disposition, tout en faisant appel à la mémoire du prince par les vastes connaissances qui y sont convoquées. Or, ce sont justement les trois parties de la rhétorique qui relèvent d'une «éloquence royale» selon Amyot. Ensuite, par le biais des nombreux exempla historiques, les discours renvoient au Prince l'image d'un roi idéal et l'incitent à suivre cette voie. Les orateurs, tout en axant leur enseignement sur la vertu afin de former un roi juste qui gouvernera avec prudence, n'hésitent pas à prodiguer des conseils politiques au passage. Les discours sur la colère à l'usage d'Henri III favorisent donc la diffusion d'un savoir qui serait propre à la conduite de l'état et à l'art de bien dire, nous permettant, du coup, de les envisager comme étant à la fois des manuels de rhétorique et des miroirs des princes.

    doi:10.1525/rh.2015.33.3.294
  3. Henri III à l’école de la rhétorique: Liminaire
    Abstract

    Roxanne Roy Henri III à l'école de la rhétorique Liminaire H enri III régna sur la Pologne puis sur le royaume de France de 1574 à 1589. Ce monarque au caractère énigmatique a éprouvé des difficultés à contrôler son image tout au long de son règne. Ainsi que le remarque Guy Poirier, le dernier des Valois est connu surtout — et encore aujourd'hui — par la légende noire «faisant de lui ce souverain décadent entouré de ses mignons1 ». Au cours des dernières décennies, certains chercheurs ont tenté de renouveler notre compréhension du règne d'Henri III et par le fait même mis en lumière une autre facette de ce monarque, que l'on songe à la biographie historique de Pierre Chevallier intitulée Henri III roi Shakespearien*- dans laquelle l'image qu'il donne d'Henri III, loin du prince débauché totalement absorbé par ses plaisirs, est plutôt celle d'un souverain dont les multiples réformes témoignent de son réel souci pour son royaume. La thèse de l'historienne Jacqueline Boucher3, en plus de constituer une précieuse source d'informations sur les composantes sociales et culturelles de la vie de cour ainsi que sur son organisation, fait d'Henri III un roi dont les qualités intellectuelles et politiques le rendent apte à gouverner. Les récents travaux d'historiographie menés par Nicolas Le Roux4, en s'attardant Nuy Poirier, Henri III de France en mascarades imaginaires, Québec, Presses de l'université Laval, 2009, 4e de couverture. 2Pierre Chevallier, Henri III roi shakespearien, Paris, Fayard, 1985. Jacqueline Boucher, Société et mentalités autour de Henri III, Paris, Honoré Champion, 1981. Voir aussi : Jacqueline Boucher, La cour de Henri III, Rennes, Ouest France, coil. -De mémoire d'homme», 1992. Nicolas Le Roux, La faveur du roi. Mignons et courtisans au temps des derniers Valois (vers 1547-vers 1589), Seyssel, Champ Vallon, 2001. Voir aussi Nicolas Le Roux, Un régicide au nom de Dieu. L'assassinat de Henri III, 1er août 1589, Paris, Gallimard, coll. Rhetorica, Vol. XXXIII, Issue 3, pp. 223-229. ISSN: 0734-8584, electronic ISSN: 1533-8541. G 2015 by The International Society for the History of Rhetoric. All rights reserved. Please direct all requests for permission to photocopy or reproduce article content through the University of California Press's Rights and Permissions website, at http://www.ucpressjournals.com/reprintlnfo.asp. DOI: 10.1525/rh.2015.33.3.223 224 RHETORICA aux réseaux de réciprocités et à la dynamique inhérente au système d'attribution et de retrait de la faveur royale, offrent une vision différente de la cour d'Henri III et de ses mignons. Dans une perspective alliant histoire et politique, Xavier Le Person* 5 s'attache à la culture de la dissimulation qui marque les discours et les actions politiques du roi au temps des troubles de la Ligue, en s'appuyant principalement sur des sources épistolaires ou des relations écrites au plus près des événements. Tout en restituant l'ambiance politique de la fin du XVIe siècle, il montre que le pouvoir et la puissance politique reposaient sur la force des apparences. Les articles du collectif paru sous la direction d'Isabelle de Conihout, de JeanFran çois Maillard et de Guy Poirier, posent un regard nouveau sur le règne du dernier des Valois. En s'intéressant au thème peu commun de Henri III mécène des arts, des sciences et des lettres6, ils présentent l'image d'un roi animé d'une volonté de restaurer l'unité du royaume par le protectorat culturel. Plus près de nos préoccupations, Guy Poirier s'est penché sur la façon dont la satire, la polémique, puis l'histoire et la littérature ont construit la légende noire du roi7, alors que l'ouvrage de Robert J. Sealy8, nous renseigne sur la pratique oratoire d'Henri III et les séances tenues à l'Académie du Palais. A la lecture de ces études, il semble que ce soit par le biais de...

    doi:10.1353/rht.2015.0009
  4. De l’ire et comme il faut la modérer. Discours au service de l’art de bien dire et de bien gouverner
    Abstract

    Cet article propose une double lecture des quatre discours sur la colère prononcés à l’Académie du Palais en présence d’Henri III en insistant sur leur visée didactique. Il s’agit de montrer comment ils mettent en oeuvre une pédagogie par l’exemple qui contribue à former un monarque éloquent aussi bien qu’un prince apte à gouverner. En effet, les harangues destinées à Henri III se posent d’abord comme des modèles d’art oratoire à imiter. Elles mettent l’accent sur l’invention, la disposition, tout en faisant appel à la mémoire du prince par les vastes connaissances qui y sont convoquées. Or, ce sont justement les trois parties de la rhétorique qui relèvent d’une «éloquence royale» selon Amyot. Ensuite, par le biais des nombreux <i>exempïa</i> historiques, les discours renvoient au Prince l’image d’un roi idéal et l’incitent à suivre cette voie. Les orateurs, tout en axant leur enseignement sur la vertu afin de former un roi juste qui gouvernera avec prudence, n’hésitent pas à prodiguer des conseils politiques au passage. Les discours sur la colère à l’usage d’Henri III favorisent donc la diffusion d’un savoir qui serait propre à la conduite de l’état et à l’art de bien dire, nous permettant, du coup, de les envisager comme étant à la fois des manuels de rhétorique et des miroirs des princes.

    doi:10.1353/rht.2015.0014