Abstract

Célèbre inventeur du «clavecin oculaire», le P. Castel est aussi l’auteur moins connu d’une Mathématique universelle publiée en 1728. Dans cet ouvrage, cet enseignant jésuite développe une méthode riante d’apprentissage où transparaît la volonté de po-pulariser une discipline marquée du sceau de l’austérité. Afin de dissiper l’illusoire supériorité des géomètres de profession, le P. Castel établit une série de ruptures argumentatives visant à dévaloriser l’ethos des mathématiciens de son temps. À travers l’analyse textuelle de procédés rhétoriques tels la franchise directe (l’aretè), l’usage de marques ostentatoires de bienveillance (l’eunoia) ou encore, de manière plus générale, la dissociation des notions d’apparence et de réalité, la présente étude cherche à mettre en évidence certains enjeux éthiques qui secouent alors le monde savant jésuite aux prises avec la nouvelle épistémologie du siècle des Lumières.

Journal
Rhetorica
Published
2007-03-01
DOI
10.1353/rht.2007.0018
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