Pierre Chiron
8 articles-
Abstract
Book Review| May 01 2021 Review: Filodemo. Il primo libro della retorica, edited by Federica Nicolardi Filodemo. Il primo libro della retorica. Edizione, traduzione e commento a cura di Federica Nicolardi (Napoli: Bibliopolis, 2018). 464 pp. ISBN 978-88-7088-658-0 Pierre Chiron; Pierre Chiron Search for other works by this author on: This Site PubMed Google Scholar Daniel Delattre Daniel Delattre Search for other works by this author on: This Site PubMed Google Scholar Rhetorica (2021) 39 (2): 234–237. https://doi.org/10.1525/rh.2021.39.2.234 Views Icon Views Article contents Figures & tables Video Audio Supplementary Data Share Icon Share Twitter LinkedIn Tools Icon Tools Get Permissions Cite Icon Cite Search Site Citation Pierre Chiron, Daniel Delattre; Review: Filodemo. Il primo libro della retorica, edited by Federica Nicolardi. Rhetorica 1 May 2021; 39 (2): 234–237. doi: https://doi.org/10.1525/rh.2021.39.2.234 Download citation file: Ris (Zotero) Reference Manager EasyBib Bookends Mendeley Papers EndNote RefWorks BibTex toolbar search Search nav search search input Search input auto suggest search filter All ContentRhetorica Search This content is only available via PDF. © 2021 by The International Society for the History of Rhetoric. All rights reserved. Please direct all requests for permission to photocopy or reproduce article content through the University of California Press’s Reprints and Permissions web page, http://www.ucpress.edu/journals.php?p=reprints.2021The International Society for the History of Rhetoric Article PDF first page preview Close Modal You do not currently have access to this content.
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Abstract
Reviewed by: Filodemo. Il primo libro della retorica ed. by Federica Nicolardi Pierre Chiron and Daniel Delattre Filodemo. Il primo libro della retorica. Edizione, traduzione e commento a cura di Federica Nicolardi (Napoli: Bibliopolis, 2018). 464 pp. ISBN 978-88-7088-658-0 Le volume est dédié à “qui a vu ce livre grandir de jour en jour.” C’est une entreprise de patience, en effet, dont Federica Nicolardi livre le résultat. Un résultat spectaculaire, puisque, pour la première fois, sur une maquette glissée dans le volume imprimé, on peut appréhender le livre entier en deux coups d’œil, Tun pour les col. 1–147, l’autre au verso pour les col. 148–238. Jadis, en raison de la dispersion des fragments, l’attention se focalisait sur les morceaux présentant une certaine continuité, à savoir les quatre fragments et les sept colonnes de la partie centrale, la mieux conservée, du PHerc. 1427. Les autres bribes étaient éditées à part, en tant que fragments à contenu rhétorique, souvent sans même être rattachées à la Rhétorique. Sur cette large maquette synthétique (à trois plis), chaque fragment est dûment localisé et reproduit soit sous forme de photographie infrarouge, soit sous forme de la transcription réalisée en son temps à Naples ou à Oxford, quand l’original n’est plus disponible. Les lacunes prédominent, on le sait, et certaines pièces sont reproduites à l’écart, avec leur numérotation traditionnelle, faute d’avoir pu trouver leur place et un nouveau numéro dans la reconstitution, mais une telle vue d’ensemble représente un progrès indiscu-table par rapport aux éditions antérieures. La contrepartie est que la fin de la tâche, pour l’ensemble de la Rhétorique, s’éloigne quelque peu dans le temps, puisque le même travail n’a pas encore été fait pour ce qui subsiste des sept autres livres. On rappellera à ce propos que, dans le cadre du Philodemus’ Aesthetics Project initié au début des années 1990 par R. Janko, D. Obbink et D. Blank, le traitement de la Rhétorique a pris, en effet, beaucoup de retard, même si J. Hammerstaedt a fourni (dans les Cronache ercolanesi 22 (1992) : 9–117) une édition exemplaire de la fin (conservée de façon suivie) du livre III, et que D. Blank continue de travailler activement à la reconstruction et à l’édition fort délicates du livre VIII. L’état des papyrus, qui est souvent très problématique, explique évidemment la lenteur (apparente) du travail des érudits, qui disposent désormais – depuis seulement une vingtaine d’années –de moyens nouveaux et efficaces (dont les images infrarouges ne sont pas le moindre) pour entreprendre une reconstruction virtuelle, bibliologiquement fondée, des rouleaux ouverts, et tous aujourd’hui démembrés : cela exige des efforts et un temps considérables ! [End Page 234] Un appareil philologique substantiel accompagne la maquette : après un sommaire (p. 7–9), un avertissement (p. 11) et une liste des abréviations utilisée pour la bibliographie (p. 13–21), figurent une liste des éditions de référence des papyrus d’Herculanum citées dans le volume (p. 23–25) ainsi qu’une liste des abréviations des inventaires et autres catalogues édités depuis la découverte, au XVIIIe siècle, de la bibliothèque de Philodème (p. 27). Suit une précieuse reconstitution du contenu de cette partie de l’ouvrage de Philodème, compte tenu de ce que Ton sait du reste (p. 31–48). Après une table de concordances entre les différents numéros des fragments (p. 167–182), un conspectus siglorum (p. 183–185) et un conspectus signorum (p. 187 : il s’agit des signes critiques utilisés), Federica Nicolardi propose ensuite (p. 189–272) une édition critique, accompagnée d’une traduction – là où le texte l’autorise –, ce qui permet à la fois de lire plus confortablement le texte restitué, et de réfléchir aux variantes ainsi qu’à l’histoire de la reconstitution présentée. Les sources les plus fréquemment utilisées sont bien sûr...
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Abstract
212 RHETORICA imento alia lacuna presente nel testo origínale che viene pero colmata in traduzione senza indicazioni sull'integrazione operata. Infine, YEpitaffio: un testo su cui poco é stato detto dagli antichi e dai moderni e che l'A. tenta di indagare approntando un'originale partitura del testo, servendosi del con fronto con gli altri testi gorgiani e con gli altri pochi esempi di logoi epitaphioi dell'antichitá. Interessante é l'interpretazione in chiave retorica del concetto di kairos che viene destituito di qualsiasi significato filosófico. II discorso fú nebre acquista poi un forte significato etico che rivela, secondo l'A., un forte interesse di Gorgia per la morale, interesse non certo codificatosi in una presentazione teórica ben definita, ma sicuramente tradotto in numerosi spunti sparsi anche negli altri due discorsi analizzati. Quella di Gorgia sarebbe una morale della cittá, l'etica del suo tempo, quella che riconosce giusto 'ció che é comunemente giusto' e sbagliato 'ció che é comunemente sbagliato' (p. 249). II volume si chiude con le riflessioni conclusive che, pur rischiando di leggere in maniera forse troppo sistemática il movimento sofistico, all'interno del quale Gorgia, retore e filosofo, figurerebbe anche come un esperto di 'diritto' (p. 252) e la filosofía espressa nei suoi discorsi si presenterebbe come una gnoseologia capace di guidare il sofista anche in senso etico (ibidem), disegnano con coerenza l'orientamento teorético con cui Gorgia merita di essere interrogato. Dopo la bibliografía e prima dell'indice dei nomi, correda il volume una serie di riproduzioni fotografiche dei frontespizi di alcune edizioni dell'opera gorgiana possedute dall'Autrice. Piera De Piano Universitá degli studi di Salerno Fabrice, Robert, Les œuvres perdues d'Ælius Aristide: fragments et témoignages. Édition, traduction et commentaire, Paris, De Boccard (coll. De l'Archéologie à l'Histoire), 2012, 743 pp. ISBN 978-2-70180332 -6 Cet ouvrage est issu d'une thèse soutenue à l'Université Marc BlochStrasbourg II en 2008 sous la direction de Laurent Pernot, et constitue une importante annexe au projet dirigé par ce dernier et consistant à éditer dans la collection Budé l'ensemble des quelque 501 discours conservés d'Ælius Aris- Æe dénombrement interfère avec les questions d'authenticité. E Robert, sur la quatrième de couverture, évoque 53 discours conservés dans les manuscrits médiévaux. P. 10, il fait état de 50 discours complets auxquels s'ajoutent deux discours mutilés et un apocryphe (or. 35). D'après la n. 9, il s'avère qu'en réalité deux autres discours (or. 25 et 30) ont vu leur authenticité discutée et que le n° 25 (Discours rbodien ) est toujours suspect aux yeux de certains. Deux déclamations ont été retirées du corpus chez tous les éditeurs postérieurs a Dindorf, les « déclamations leptiniennes, dont la numérotation et le mode de transmission ne sont pas indiqués. L'attribution à Reviews 213 tide (iie s. ap. J.-C.), le plus fameux représentant de la Seconde Sophistique. Fabrice Robert y réunit toute la documentation disponible sur les ceuvres disparues du sophiste et connues seulement de manière indirecte, que ce soit par des mentions d Ælius Aristide lui-même dans d'autres oeuvres ou par des citations ou des mentions faites dans des textes postérieurs. Les éditions de ce genre posent, on le sait, de nombreux problèmes de méthode. Il s agit d isoler, d identifier les vestiges, de distinguer fragments et témoignages - ce qui n'est pas toujours commode -, d'assigner ces morceaux plus ou moins consistants à telle ou telle œuvre, à tel ou tel genre, de procéder à leur classement, afin de resituer autant que possible le fragment dans son contexte, et de donner une place réfléchie aux œuvres dans le recueil, sans même parler de l'exigeant travail de commentaire, dont dépend la compréhension et l'appréciation des vestiges eux-mêmes et des raisons aussi bien de leur survie et de leur usage que de la perte de leur contexte. Fabrice Robert a pris la pleine mesure de la complexité de sa tâche. Les 190 fragments...
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Relative Dating of the Rhetoric to Alexander and Aristotle's Rhetoric: A Methodology and Hypothesis ↗
Abstract
Les données externes permettent de situer la Rh. Al. entre 340 et 300, tandis que la Rhétorique émane probablement de plusieurs périodes de la carrière d'Aristote, dont la période académique (années 350) et le second séjour à Athènes (années 330). Ces données font supposer une composition ≪en sandwich≫ et donc des influences réciproques. Le problème est de localiser précisément les similitudes entre les deux traités, de déterminer le sens de l'influence et de discriminer les influences réciproques d'une commune dépendance par rapport à un ou plusieurs même(s) modèle(s). Nous proposons ici un cadre méthodologique pour ce type d'investigation.
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Relative Dating of the Rhetoric to Alexander and Aristotle’s Rhetoric: A Methodology and Hypothesis ↗
Abstract
Les données externes permettent de situer la Rh. Al entre 340 et 300, tandis que la Rhétorique émane probablement de plusieurs périodes de la carrière d’Aristote, dont la période académique (années 350) et le second séjour à Athènes (années 330). Ces données font supposer une composition «en sandwich» et donc des influences réciproques.
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ÈTHOPOIIA. La représentation de caractères entre fiction scolaire et réalité vivante à l’époque impériale et tardive ed. par E. Amato, J. Schamp ↗
Abstract
Reviews 215 understanding of rhetoric but also an assertion of Heidegger's 'restricted conception of rhetoric." Robert J. Dostal Bryn Mawr College E. Amatoet J. Schamp, eds., ÈTHOPOIIA. La représentation de caractères entrefiction scolaire et réalité vivante à l'époque impériale et tardive, textes édités par E. Amato et J. Schamp, avec une préface de M.-P. Noël, Salerno (Cardo, n° 3), 2005, 231 p. Quels discours pourrait tenir Héraclès pris de folie? la nymphe Écho poursuivie par Pan? un homme du continent voyant la mer pour la première fois? Éros amoureux? un eunuque pris d'un désir soudain? une courtisane rangée? Hector (mort) à Achille qui s'est revêtu de ses armes? Hélène à la vue de Ménélas (son mari) et de Pâris (son amant) s'affrontant en combat singulier? Caïn après avoir tué son frère? Médée avant d'égorger ses en fants? Voilà quelques-uns des sujets que les littérateurs et rhéteurs de la fin de l'Antiquité pouvaient s'imposer à eux-mêmes ou soumettre à leurs élèves dans le cadre de l'exercice dit d'éthopée. Que n'a-t-on conservé la totalité des corrigés! La compétence développée -faire parler les personnages en accord avec leur caractère et la situation plus ou moins dramatique ou paradoxale qu'ils sont en train de vivre- est celle des grands poètes, depuis l'aube de la civilisation grecque. Comme technique oratoire, l'éthopée s'est perfec tionnée dans l'atelier des logographes (Lysias excellait dans cet art), mais elle doit beaucoup aussi à Aristote, dont elle exploite la «preuve» éthique, première théorie psychologique selon certains, ainsi que la «preuve» émo tionnelle (pathos). Codifiée ensuite par les rhéteurs, travaillée par les écoliers dans le cadre des «exercices préparatoires» (progymnasmata), cultivée par les déclamateurs, influencée par les arts plastiques, prenant son autonomie en tant que forme littéraire à part entière d'où un raffinement qui confine parfois au maniérisme, ou encore annexée par l'historien-moraliste, par le philo sophe faisant œuvre protreptique, le prêcheur dans son effort apologétique, sinon par chaque individu dans la conversation courante, l'éthopée est un bon témoin de l'évolution de la rhétorique ancienne et de sa transformation en poétique généralisée. C'est donc un plaisir de saluer la parution d'un ouvrage qui propose, sur ce sujet apparemment «pointu», non seulement une somme d informations précises mais aussi une vue d'ensemble capable d'en montrer tout l'intérêt et toute la fraîcheur. Il n'est pas indifférent à cet égard que le recueil paraisse comme troisième numéro de la série Cardo, et s'inscrive parmi les réalisations d'un programme de recherche de l'Université de Fribourg (Suisse) consacré spécifiquement à la culture, notamment rhétorique, de l'antiquité tardive. 216 RHETORICA L'ouvrage, en effet, n'est pas seulement conçu comme un ouvrage érudit ou documentaire. Issu d'un colloque, il tend à répondre à une problématique. Son objectif consiste -dans l'esprit de Peter Brown- à réévaluer la produc tion littéraire et théorique d'une période à (re)découvrir, l'antiquité tardive, plus précisément la période qui sépare l'avènement du christianisme de l'extinction du paganisme, période qu'on appelle parfois troisième sophis tique. Souvent réduite au psittacisme et à la servilité (voire au ridicule), cette période s'avère à l'examen une période riche, capable de croiser, de déplacer, bref de réinventer les modèles hérités de la Tradition et de leur donner une va leur esthétique pleine et nouvelle. Dans l'optique de ce réexamen, Téthopée constituait un «modèle» particulièrement fécond. Outre la Préface et un Avant-propos des éditeurs, l'ouvrage contient onze contributions en cinq langues (allemand, anglais, espagnol, français...
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Abstract
Research Article| November 01 1998 À propos d'une série de pisteis dans la Rhétorique à Alexandre (Ps.-Aristote, Rh. Al, chap. 7-14) Pierre Chiron Pierre Chiron Centre d'Études Anciennes, École Normale Supérieure, 45 Rue d'Ulm, 75230 Paris Cedex 05, France. Search for other works by this author on: This Site PubMed Google Scholar Rhetorica (1998) 16 (4): 349–391. https://doi.org/10.1525/rh.1998.16.4.349 Views Icon Views Article contents Figures & tables Video Audio Supplementary Data Peer Review Share Icon Share Facebook Twitter LinkedIn MailTo Tools Icon Tools Cite Icon Cite Search Site Citation Pierre Chiron; À propos d'une série de pisteis dans la Rhétorique à Alexandre (Ps.-Aristote, Rh. Al, chap. 7-14). Rhetorica 1 November 1998; 16 (4): 349–391. doi: https://doi.org/10.1525/rh.1998.16.4.349 Download citation file: Ris (Zotero) Reference Manager EasyBib Bookends Mendeley Papers EndNote RefWorks BibTex toolbar search Search Dropdown Menu toolbar search search input Search input auto suggest filter your search All ContentRhetorica Search This content is only available via PDF. Copyright 1998, The International Society for the History of Rhetoric1998 Article PDF first page preview Close Modal You do not currently have access to this content.
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À propos d’une série de pisteis dans la Rhétorique à Alexandre (Ps.-Aristote, Rh. Al., chap. 7–14) ↗
Abstract
Avec la Rhétorique à Alexandre, nous disposons d’un témoignage très précis—et quasiment unique—sur la théorie de la persuasion telle qu’elle pouvait être développée dans la seconde moitié du IVe s. par un rhéteur professionnel influencé par la sophistique et l’isocratisme. Trop souvent lue avec des “lunettes” aristotéliciennes ou disqualifiée a priori par les anciens préjugés anti-rhétorique et anti-sophistique, cette théorie est la plupart du temps mal comprise, ignorée ou dédaignée. Notre premier objectif est de l’étudier par et pour elle-même, en tentant d’analyser son contenu et de dégager les conceptions épistémologiques et rhétoriques qui en constituent l’arrière-plan. Nous tentons ensuite de préciser la nature des liens qui unissent cette théorie à la pratique oratoire et à Aristote.