Pierre-Louis Malosse

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  1. Letter-Writing Manuals and Instruction from Antiquity to the Present: Historical and Bibliographic Studies ed. by Carol Poster, Linda C. Mitchell
    Abstract

    106 RHETORICA by Malalas to enhance his account of the rebellion of Vitalian in 515. But I can think of no comment by Fatouros that would explain the inclusion of Gernot Krapinger's "Die Bienen des armen Mannes in Antike und Mittelalter" (pp. 189—201), in which he traces the theme of a poem by Bernard Silvestrus (late 12th century) to a declamation attributed to Quintilian; or the paper by Tilman Krischer arguing that Byzantine explorers went as far as East Africa in search of gold, "Die materiellen Voraussetzungen des geistigen Lebens in Byzanz—Handelskontakte mit Ostafrika, ihre Vorgeschichte und ihre Nachwirkung" (pp. 203-09). All of the papers in this volume are in any event well worth reading; and we should be particularly grateful to Efthymiadis and Featherstone, to Kotzabassi, and to Krapinger for prov iding us with some relatively inacces­ sible texts. The volume itself is handsomely produced, though I note a few editorial blemishes: e.g., "critized" (p. 242), ώεΗ (p. 435), "looses" (p. 436), "prosopoiia" (p. 444), μεγζ.λυτέρου (p. 445); and the Index locorum contains two separate entries for Manuel Holobolus and for Menander Rhetor, the latter of which is incomplete. With the exception of the last, I don't think Grunbart should be held responsible for any of these. His was, after all, an immense task. Thomas M. Conley University ofIllinois at Urbana-Champaign Carol Poster et Linda C. Mitchell, eds., Letter-Writing Manuals and Instruction from Antiquity to the Present: Historical and Bibliographic Studies (Studies in Rhetoric/ Communication), Columbia (South Ca­ rolina); University of South Carolina Press, 2007. 346 pp. Après une préface qui précise le sujet de chacun des chapitres et une introduction générale de Carol Poster, cet ouvrage est divisé en onze cha­ pitres disposés chronologiquement, de l'Antiquité grecque à notre époque. Suivent 91 pages de bibliographie, en sept sections, une pour l'Antiquité, une pour le Moyen-Âge latin, deux pour la période 1500-1700, une pour le XVIIIe siècle en Angleterre, deux pour les XIXe et XXe siècles. Robert G. Sullivan («Classical Epistolary Theory and the Letters of Isocrates »), constatant qu'on ne peut analyser les lettres d'époque classique à la lumière des manuels subsistants, qui sont beaucoup plus tardifs, s intéresse à ce que nous disent elles-mêmes les lettres d'Isocrate sur la conception que se fait cet auteur du genre épistolaire, classant sa production en lettres de recommandation («letters of patronage»), lettres de conseil («counsel or advice») et lettres mixtes remplissant plusieurs fonctions à la fois. R. S. tire de son étude quelques règles principales (p. 11), tout en notant qu'Isocrate tend fréquemment à ne pas les respecter. Il passe ensuite en revue toutes les œuvres de cet auteur qui relèvent de manière plus ou moins directe du Reviews 107 genre épistolaire et en tire la conclusion que la lettre n'est pas pour Isocrate un genre spécifique, mais un type formel, un vaisseau qui porte des compositions relevant de différents genres rhétoriques. La contribution de Carol Poster, «A Conversation Halved» présente un tableau général de ce que nous savons de la théorie épistolaire dans l'Antiquité. Elle évoque le cas des manuels grammaticaux, des papyrus sco­ laires, des lettres littéraires et de la fiction épistolaire, et esquisse une judi­ cieuse étude de la place que pouvait tenir l'épistolaire chez les théoriciens de la rhétorique. Mais son analyse la plus développée est consacrée aux six principaux témoins de la théorie, dont elle signale avec raison le lien avec la tradition littéraire: trois pages du traité de Démétrios, Péri Hermeneias (=Du Style; il faudrait compléter la bibliographie sur cet auteur avec l'ouvrage de Pierre Chiron, Un rhéteur méconnu: Démtrios (Ps.-Démétrios de Phalère). Essai sur les mutations de la théorie du style à l'époque hellénistique (Paris: Vrin, 2001)), le bref exposé de Philostrate de Lemnos, la Lettre 51 de Grégoire de Nazianze, les deux petits traités faussement attribués à Libanios et à Démétrios...

    doi:10.1353/rht.2009.0028
  2. Les bagues de l'Empereur Julien. La mise en pratique de la rhétorique épistolaire dans la correspondance personnelle d'un empereur
    Abstract

    Certain people, says Julian, make a display of the letters they have received from the emperor the way parvenues display their expensive rings. It is perhaps for this reason that we have conserved from this emperor more than thirty pieces—short notes and more developed missives—which call attention to epistolary style in its strictest sense, because they are addressed as from one individual to another, and not as from a sovereign to his subjects or his representatives. The recipients make up a small network of people who share intellectual and religious affinities with the sender. This study seeks to show how epistolary theory in Antiquity was able to be put into practice by Julian. The function of the letter is analysed, therefore, and the mise en scène of the epistolary process, the forms of the incipit and the desinit. Beyond the traditional theme of the letter as an expression of friendship, one notes in this correspondence themes of piety, work, and haste, which are rather specific to Julian, but perhaps also coded because they are constituent parts of his ethos.

    doi:10.1525/rh.2007.25.2.183
  3. Les bagues de l’Empereur Julien. La mise en pratique de la rhétorique épistolaire dans la correspondance personnelle d’un empereur
    Abstract

    Certains, dit Julien, font étalage des lettres qu’ils ont reçues de l’empereur comme les parvenus de leurs bagues précieuses. C’est peut-être pour cette raison que nous ont été conservées de cet empereur près de trente pièces—billets ou missives plus développées—qui relèvent de l’épistolaire au sens le plus strict, parce qu’elles sont adressées par un individu à un individu et non par un souverain à ses sujets ou à ses représentants. Les desti-nataires forment un réseau restreint de gens qui ont des affinités intellectuelles et religieuses avec l’expéditeur. Cette étude cherche à montrer comment la théorie épistolaire dans l’Antiquité pouvait être concrètement mise en œuvre chez Julien. Sont ainsi analysés la fonction de la lettre, le recours à la mise en scène du processus épistolaire, les formes d’incipit et de desinit. Outre le thème tradi-tionnel de la lettre comme expression de l’amitié, on repère dans cette correspondance ceux de la piété et du travail et de la hâte, plus spécifiques de Julien, mais peut-être tout aussi codés, parce que constitutifs de son ethos.

    doi:10.1353/rht.2007.0019
  4. Correspondance par Fronton
    Abstract

    RHETORICA 110 The editors should be commended for bringing these immensely rich and interesting works to a wider audience. Angus Gowland University College London Fronton, Correspondance. Textes traduits et commentés par Pascale Fleury avec la collaboration de Ségolène Demougin, Paris (Belles Lettres, coll. «Fragments»), 2003, 426p. La belle et utile collection «Fragments» publie pour son troisième vo­ lume un ouvrage utile et passionnant. Il met en effet à la disposition des cher­ cheurs et de quiconque s'intéresse à la rhétorique et à l'histoire de l'Antiquité une œuvre jusque là difficile à trouver et qu'il vaut la peine de redécouvrir, ainsi qu'on le devinait déjà à lire la Rhétorique spéculative de Pascal Quignard (voir mon compte-rendu dans Rhetorica 17, pp. 227-233). Mme Fleury publie -le texte de Haines figurant sur les pages de droite et sa propre traduc­ tion sur les pages de gauche- la totalité du corpus frontonien, à l'exception, précise-t-elle, des lettres dont il ne reste que quelques mots et des passages illisibles. On trouvera donc dans ce livre les lettres adressées par Fronton à Marc Aurèle, avant et après son accession au trône, à la mère de l'empereur philosophe, au collègue de celui-ci Lucius Vérus, à Antonin le Pieux, à des amis ou connaissances -dont Hérode Atticus et Avidius Cassius-, ce qui reste des trop fameux éloges de la fumée et de la poussière et de la négligence, le début des Principia Historiée, les cinq lettres Sur l'éloquence, celle Sur les discours et quelques autres pièces de moindre importance. On demandera aussitôt: «Et les lettres de Marc Aurèle?» Justement, hormis Lad Marcum I, 6 -mais c'est qu'elle est occupée presque entièrement par la copie faite par l'empereur d'un discours de son maître-, Mme Fleury a choisi de ne pas les inclure dans son ouvrage, parce qu'elle voulait, dit-elle,«mettre en lumière la personnalité riche de Fronton, sans la poser toujours en parallèle avec l'austérité du prince.» Or, même si l'on peut le regretter en quelques occasions où il fait perdre un peu d'intelligibilité (mais le défaut est en général compensé par une note explicative), ce choix ne paraît pas injustifié, c'est même l'un des attraits de l'ouvrage: celui-ci, en ne donnant que Fronton, dévoile tout Fronton, un Fronton «en continu», oserai-je dire, et en lui-même, libéré du masque de faire-valoir dont on serait tenté de le couvrir. On se rend compte alors qu'au moins en art et en humanité, le maître a toujours été supérieur à son élève. Même si le désordre dans lequel nous est parvenu le corpus ne permet pas une chronologie précise, lire cette correspondance c'est rencontrer le fantôme d'une vie disposée au fil du temps, vie personnelle rythmée par les périodes de souffrance physique, les succès oratoires, un consulat, le Reviews 111 renoncement pour raison de santé, au proconsulat, les deuils, la venue de la vieillesse, celle-ci nous valant un «Art d'être grand-père» (Ad amicos, I, 12) plutôt réussi. Mais Fronton (ce Fronton épistolaire, du moins) vit surtout par la vie de ses élèves dont il note les progrès (Verus) et les moments symboliques d entrée dans la vie adulte; on note le changement de ton dans les missives adressées à Marc Aurèle quand celui-ci accède au trône. Il a par ailleurs une conscience aiguë de l'écoulement du temps, auquel il se réfère souvent, soit pour lutter contre lui en affirmant la permanence des sentiments et des natures, soit —et c'est plus original— pour l'accompagner délibérément et s'en réjouir. Significatix e me paraît à ce propos l'image de la semence et de la récolte, à laquelle il a recours à plusieurs reprises: il ne regrette pas, dit...

    doi:10.1353/rht.2006.0024
  5. Sans mentir (ou presque): La dissimulation des faits gênants dans la rhétorique de l’éloge, d’après l’exemple des discours royaux de Libanios
    Abstract

    Le discours royal (basilikos logos) est un genre de la rhétorique ancienne qui a connu un grand développement sous l’Empire et dont Libanios fournit un échantillon de cinq exemplaires (éloges des empereurs Constance et Constant, et Julien). Tenus à la louange systématique, les orateurs se heurtaient à la difficulté de traitement que leur posaient les actes peu glorieux ou peu honorables du souverain. Plutôt que de mentir, ils ont eu souvent recours à l’omission. Mais ils pouvaient aussi employer une troisième voie, entre vérité et mensonge, celle du masque rhétorique apposé sur les faits. Cet article s’efforce d’établir une sorte de taxinomie de ces procédés de déguisement à partir des nombreux exemples que nous fournit Libanios. La parenté avec la théorie des états de causes paraît flagrante.

    doi:10.1353/rht.2000.0009
  6. Rhétorique spéculative
    Abstract

    Research Article| May 01 1999 Rhétorique spéculative Pascal Quignard,Rhétorique spéculative (Paris: Calmarm-Lévy, 1995) 218pp. Pierre-Louis Malosse Pierre-Louis Malosse 23 Impasse du Zéphyr, F - 83310 Cogolin, France Search for other works by this author on: This Site PubMed Google Scholar Rhetorica (1999) 17 (2): 227–233. https://doi.org/10.1525/rh.1999.17.2.227 Views Icon Views Article contents Figures & tables Video Audio Supplementary Data Peer Review Share Icon Share Facebook Twitter LinkedIn MailTo Tools Icon Tools Get Permissions Cite Icon Cite Search Site Citation Pierre-Louis Malosse; Rhétorique spéculative. Rhetorica 1 May 1999; 17 (2): 227–233. doi: https://doi.org/10.1525/rh.1999.17.2.227 Download citation file: Ris (Zotero) Reference Manager EasyBib Bookends Mendeley Papers EndNote RefWorks BibTex toolbar search Search Dropdown Menu toolbar search search input Search input auto suggest filter your search All ContentRhetorica Search This content is only available via PDF. Copyright 1999, The International Society for the History of Rhetoric1999 Article PDF first page preview Close Modal You do not currently have access to this content.

    doi:10.1525/rh.1999.17.2.227
  7. Rhétorique spéculative par Pascal Quignard
    Abstract

    Reviews 227 political pessimism of Cicero's late letters is rhetorically defined, I would argue, as a failure in the discourse of the courts and the senate; thus it is not simply the melancholy of the collapse of the Roman republic, but Cicero's description, rhetorically sensitive, that Vico has appropriated. Finally, Goetsch's book should, perhaps, not be judged as a contribution to the history of rhetoric, but as an idiosyncratic use of the history of rhetoric to give an account of a major Early Modem figure who has fared badly in the standard histories of philosophy, dominated by the philosophical dévotion to methods of logical rigor. It is to Goetsch's credit as a historian of philosophy that he regards a sympathetic reading of the rhetorical tradition as essential to his task. And, to his great credit, Goetsch did not take the "rhetorical turn" of much contemporary inquiry, which tends, using the mantra "form is content", to ignore the "content" of the rhetorical tradition in favor if identifying piecemeal formal figurative tactics, a reading of the text reduced to a list of tropes. Nancy S. Struever Johns Hopkins University Pascal Quignard, Rhétorique spéculative (Paris: Calmann-Lévy, 1995) 218pp. Ce livre fort savant n'est pas un "ouvrage à caractère scientifique": au lieu de bibliographie, notes et index, on n'y trouvera qu'allusions, sous-entendus et masques. Cela ne veut pas direqu'il n'intéresse pas l'historien de la rhétorique. Au Contraire, cet ouvrage à caractère littéraire—mais pour Pascal Quignard le littéraire n'est autre que la rhétorique écrite—intéresse à la fois l'histoire, la philosophie et la modernité de la rhétorique. Car c'est à la fois l'inventaire, la Défense et l'Illustration de cette "tradition lettrée anti-philosophique qui court sur toute l'histoire occidentale dès l'invention de la philosophie", "tradition ancienne, marginale, récalcitrante, persécutée, pour laquelle la lettre du langage doit 228 RHETORICA être prise à la littera" et que l'auteur nomme "rhétorique spéculative". Philosophe de formation, Pascal Quignard (né en 1948) n'est pas un universitaire, mais un musicien, un romancier et un essayiste, d'une grande originalité dans les trois domaines, surtout les deux derniers, en sorte qu'il est le plus difficile à classer des auteurs français contemporains; la meilleure approximation serait de l'inclure dans la mouvance post­ moderne, comme le fait une thèse récente.3 Certainement, il préférerait être considéré comme ante-moderne: n'a-t-il pas un jour, inversant le mot de Stendhal, souhaité être lu au XVIIe siècle? Violoncelliste et spécialiste de musique baroque, il est aussi l'auteur de plusieurs romans—dont Tous les Matins du Monde, que le cinéma a rendu particulièrement célèbre. Ayant "toujours aimé les choses désavouées", il a traduit YAlexandra de Lycophron et écrit une étude sur la Délie de Maurice Scève,4 deux œuvres réputées particulièrement hermétiques. C'est peut-être ce goût pour les temps et les œuvres restés en marge de l'Histoire qui l'a conduit d'abord à évoquer l'atmosphère de l'Antiquité tardive dans une œuvre de fiction, Les Tablettes de buis d'Apronenia Avitia, puis à traduire et à étudier l'étonnant rhéteur du Ier siècle Albusius Silus,5 enfin à inventer le courant qui donne son titre à l'ouvrage dont nous rendons compte ici. Rhétorique spéculative forme avec La haine de la musique, paru ultétieurement, un nouvel ensemble de Petits Traités, genre de prédilection imaginé par Pascal Quignard: il en avait précédemment publié cinquante-six,6 beaucoup (par exemple Un lipogramme d'Appius Claudius ou Longin) sinon tous relevant déjà de la rhétorique spéculative. L'ouvrage dont nous rendons compte comprend, outre un Minuscule traité sur les Petits traités d'un intérêt anecdotique, cinq Traités: Fronton, La langue latine, De deo abscondito, Sur Johann Wolfgang von Goethe, Gradus. Les trois premiers seront les plus intéressants pour...

    doi:10.1353/rht.1999.0021